
Le 17 avril dernier, la votation de mise en accusation de la Présidente du Brésil, Dilma Roussef, était retransmise en temps réel depuis la Chambre des Députés. S’appuyant sur des arguments basés sur le développement, la foi et les valeurs traditionnelles de la famille, beaucoup de député-es déposaient leurs votes contre Dilma. Du point de vue légal, cet acte était justifié par des prétendues accusations de violation de la loi budgétaire et de la loi de probité administrative, ainsi que de corruption, des accusations qui n’ont pas été prouvées.

Lundi 9 mai, une enquête parue sur France Inter et Mediapart a révélé des faits de harcèlement et d’agressions sexuelles, perpétrés par Denis Baupin, député et vice-président de l’Assemblée Nationale. Grâce au courage des victimes qui ont osé témoigner, Denis Baupin a été poussé à la démission de son poste de vice-président en quelques heures seulement.