2020 – 5ème action mondiale et Forum des féministes pour Penser demain

Nous résistons pour vivre,

nous marchons pour transformer !

À l’occasion de la 5ème action internationale, la Marche Mondiale des Femmes – France et la Marche Mondiale des Femmes – Occitanie organisent un Forum féministe de discussions et d’actions le 19 septembre 2020.

⚡️ ENTRÉE LIBRE ET GRATUITE

⚡️ TOULOUSE 📍
Parc des sports du Bazacle / 1 Impasse du Ramier des Catalans

⚡️ PROGRAMME

9h00 : Inscriptions

9h30 : Accueil, mots de bienvenue, présentation de l’événement – MMF – Occitanie

10h00 : Les Violences machistes : Où en sommes-nous, au niveau national, après le Grenelle et les mobilisations féministes.                                                                       Présenté par une femme de l’Apiaf.

La situation internationale, après MeToo, face à la montée des extrêmes droites dans le monde, où en sommes-nous, quelle est la situation ?                                                    Débat présenté par Marianna Fernandes du Comité International de la MMF (à travers une vidéo conférence).

Modératrice, animatrice : Farida Gourmala (MMF Occitanie et Ateliers du Scribe)

10h00 : Migrantes : Comprendre leurs parcours, accompagner leurs luttes – Intervenantes : femmes Kurdes, femmes du réseau ALDA.                                                              Animatrice, modératrice : Catherine Desbruyères (MMF Côtes d’Armor)

DÉJEUNER

12h00 : Chacune apporte son  Pique-nique ou un camion à l’extérieur apportera des repas légers.

Animations musicales – Batucada.

14h : Éradiquer les violences de genre au travail (économiques, sexistes et sexuelles).

Débat présenté par une inspectrice du travail et Sabine Reynosa – membre du Collectif femmes CGT. Animatrice modératrice : Sylvie Sala et/ou Claude Begué – ATTAC Genre.

14h00 : Ni prostitution, Ni maternité de substitution (GPA) : Pour l’abolition de la marchandisation sexuelle et reproductive des femmes.                                       Intervenantes : Marie Josephe Devillers du CIAMS ; Sandrine Goldschmidt du Mouvement du Nid national et Liliane Varga du mouvement du Nid Toulouse

Animation et modération : Nelly Martin – MMF Ille de France et une militante d’OLF31.

16h00 : Eco féminisme : de la pratique à la théorie.                                            Intervenantes : Geneviève Azam, membre du Conseil Scientifique d’ATTAC ; Josie Riffeau, membre de la Confédération Paysanne ; Christine Mead, MMF Marseille et Attac.

Animatrice modératrice : Horiya Mekrelouf (MMF Bouches du Rhône)

18h00 – Conclusion du Forum

Horiya Mekrelouf et Marie-thé Martinelli du Secrétariat de la MMF France

18h30 : Déambulation féministe dans la ville avec un parcours matrimonial préparé par Sonia Ruiz.

↪ CONTACTS : forumtoulouse.mmf@gmail.com ou mmdf31@gmail.com

↪ SITE : https://marchemondialedesfemmesfrance.org/

↪ FACEBOOK : http://marchemondialedesfemmesfrance

↪ TWITTER : @mmf_France

↪ INSTAGRAM : @mmf_france

⚡ PRÉ-INSCRIPTION : https://forumtoulousemmf.typeform.com/to/gRIJni


⚡️ NOUS RÉSISTONS POUR VIVRE, NOUS MARCHONS POUR TRANSFORMER ! ✊✊✊

Avec ce slogan, des femmes des 58 pays où notre mouvement est présent s’organiseront pour continuer à dénoncer les causes qui oppriment et discriminent les femmes dans le monde entier ; pour identifier les menaces dont souffrent les femmes dans chaque continent ; pour construire collectivement les alternatives nécessaires pour un monde plus juste et plus égalitaire.

⚡️ LA MARCHE MONDIALE DES FEMMES 🌍

Tous les 5 ans depuis l’année 2000, des féministes du monde entier, sous l’impulsion de la Marche Mondiale des Femmes, unissent leurs forces, du 8 mars au 17 octobre, pour marcher ensemble avec l’objectif commun de construire un monde basé sur la Paix, la Justice, l’Égalité, la Liberté et la Solidarité.

⚡️ L’ACTION 2020 DE LA MMF FRANCE 🗓

8 mars // début de la 5ème action
24 avril // 24h d’actions féministes contre les multinationales
19 septembre // Forum des féministes pour penser demain !
27 septembre // Marche abolitionniste à Madrid

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L’APPEL FRANÇAIS

Tous les 5 ans depuis l’année 2000, des féministes du monde entier unissent leurs forces pour marcher ensemble avec l’objectif commun de construire un monde basé sur la Paix, la Justice, l’Égalité, la Liberté et la Solidarité.

            Ce sera de nouveau le cas du 8 mars au 17 octobre 2020           

La Marche Mondiale des Femmes veut, en France et dans le monde, élaborer des stratégies féministes et politiques pour affronter le capital et le patriarcat.

Face à une réalité complexe d’attaques et de menaces, nous avons lancé le défi de construire une vision féministe commune pour changer le modèle capitaliste. Nous ne partons pas du point zéro mais d’un cumul d’expériences, d’analyses et de propositions construites à partir de luttes collectives.

Le projet est ambitieux, la mobilisation se veut à l’échelle nationale et internationale, contre la Pauvreté et les Violences faites aux femmes.

  • La pauvreté constitue une violation des droits économiques et sociaux ;
  • Les violences faites aux femmes constituent une violation des droits humains fondamentaux et ne peuvent être justifiées par aucune coutume, religion ou pouvoir politique.
  • Contrer le néolibéralisme, le conservatisme et la montée des extrêmes droites

Parmi les constats communs faits dans de nombreux pays, on retrouve l’antiféminisme et les abus du nouvel ordre néolibéral dans la construction de nouveaux programmes ou régimes politiques qui reposent sur l’oppression des pauvres. Ils considèrent les luttes féministes contre la violence et l’exploitation comme des menaces.

  • Pour la construction d’une vie sans violences

Les violences que subissent les femmes, sont destructrices, souvent peu ou pas du tout réprimées par la justice. La lutte contre les causes et la racine de ces violences n’existe pas, ou pas assez, dans les institutions, dans les lois, dans l’éducation. #Me too a révélé l’ampleur du problème et l’impunité de ces actes sexistes, machistes, trop souvent féminicides. La culture du viol, à travers la pornographie, la prostitution et le sexisme, est tolérée, minimisée, banalisée.

Nous parlons aussi du meurtre des femmes activistes, écologiques, féministes, journalistes, syndicalistes… assassinées et/ou violées en grand nombre par les milices des multinationales, par la multitude d’hommes armés qui défendent le patriarcat et le capitalisme.

Ce doit une priorité mondiale car la situation est intolérable. Les violences s’exercent dans toutes les couches sociales, tous les pays du monde, toutes les cultures ou religions.

  • Pour l’autonomie économique des femmes


Il est urgent de réfléchir à une analyse genrée et féministe du travail qui fera apparaître des concepts nouveaux car l’exploitation spécifique subit 
par les femmes entretient le patriarcat et le capitalisme. Ces concepts nouveaux sont nécessaires pour réaliser une véritable autonomie financière et économique des femmes. 

L’économie ainsi repensée par l’analyse féministe permettra la construction de nouveaux codes économiques, d’un nouveau modèle de vie et d’un autre modèle de consommation.

Cela doit se construire avec  les syndicats, les mouvements sociaux, et  en créant une solidarité  militante entre les  femmes des pays du Nord et du Sud ».

  • Pour la défense des biens communs et des territoires
  •  

Le besoin de terre, d’eau, de nourriture, la privatisation de ces ressources naturelles, provoquent la souffrance des femmes, des femmes âgées, des femmes pauvres et des enfants.

Les territoires ont été découpés par les anciens colonialistes, négligeant totalement la volonté des peuples. Nous soutenons la lutte des peuples pour leur autonomie.

 L’accaparement des richesses des pays du Sud provoque un exode massif pendant lequel des centaines d’enfants, de femmes et d’hommes trouvent la mort. Dans ces situations, les femmes sont doublement victimes car les viols et les violences sont fréquants. Nous agissons pour que l’accueil des migrant-es soit digne, solidaire, humain et anti-raciste.

La marche 2020 lutte contre la marchandisation : des corps qui met les femmes au service de l’argent et de l’exploitation sexuelle ; des terres et des biens communs qui appauvrit les femmes, les rende vulnérables et dépendantes.

  • Pour une culture de paix et de luttes contre le militarisme

Dans tous les conflits actuels, les femmes et les enfants paient le plus lourd tribut. Les guerres et les conflits viennent amplifier les discriminations structurelles. Obligées de fuir leurs maisons, les femmes s’exposent à l’isolement, à la solitude, et aux violences psychologiques, physiques et sexuelles. Elles sont considérées comme butin de guerre, et le viol est une arme de destruction massive qui atteint et détruit les femmes, les enfants, les familles.

Eau, soins, nourriture, tout est une bataille quotidienne dans la migration féminine et dans les conflits armés.

Pour toutes ces raisons, nous appelons les féministes de France à se mobiliser pour cette 5ème Marche Mondiale des Femmes, car en France nous n’échappons pas à la dégradation de nos conditions de vie, que ce soit dans l’espace public, au travail ou à la maison ; que ce soit pour des raisons sociétales, religieuses ou économiques.

 Cette marche doit être une marée féministe pour changer la vie des femmes, pour changer le monde car l’un ne se fera pas sans l’autre.

 Nous résistons pour vivre, nous luttons pour exister !


Chères camarades, compagnes, de la Marche mondiale des femmes,

Nous vous saluons avec une profonde solidarité en espérant que vous, vos familles et vos communautés trouverez des moyens de rester en bonne santé et en sécurité. Cela fait plus de quatre mois que nous avons été contraintes de rester isolées dans nos maisons, face à tous les défis que cet isolement peut signifier. Nous saisissons cette occasion pour envoyer beaucoup d’amour à ceux qui souffrent de la perte de leurs proches, et de l’empathie aux femmes qui restent dans la résistance et qui mettent tous leurs efforts pour sauver des vies, dans les foyers et dans les sphères publiques. Nous nous soucions des vies !

Nous étions censées profiter d’une année très spéciale de notre militantisme au cours de la 5e Action internationale 2020. Nous rêvions de descendre dans la rue et de faire entendre notre voix pour sensibiliser les gens à nos alternatives, à ce que la crise pandémique exacerbe : la violence extrême à laquelle sont confrontées les femmes, les communautés et les nations. Mais la pandémie nous empêche de nous retrouver face à face dans une action de clôture majeure.

Partant du principe que, dans de nombreux endroits, nous serons encore confrontées à des limitations des actions dans les espaces publics, le Comité international de la Marche s’est réuni et a décidé d’un programme alternatif.
Nous le partageons avec vous, pour avoir votre contribution et votre engagement dans la construction du processus. Pour montrer la force de notre féminisme actuel, il est très important que nous commencions à nous organiser dès maintenant. 

Résistons pour vivre, marchons pour transformer !

Graça Samo — Coordinatrice du Secrétariat international
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Proposition de clôture de la 5e action internationale le 17 octobre 2020
Le 1er juillet 2020, le Comité international a examiné la proposition de clôture de la 5e action internationale, proposition préparée par le groupe de travail (GT) formé lors de la réunion du mois de juin. Les principales conclusions du Comité international sont les suivantes :

1- Il ne sera pas possible de garantir une action internationale « en présence«  en octobre en raison de la crise suscitée par la pandémie. Le Comité a donc décidé de préparer une action virtuelle, avec la possibilité d’avoir des manifestations dans les rues dans les pays où les conditions le permettent. Il apparaît important de prioriser la question des alternatives féministes sur la base des positions et analyses que nous construisons depuis plusieurs années en privilégiant l’économie féministe. Nous devons continuer à travailler en critiquant et dénonçant les sociétés transnationales sans oublier d’intégrer dans les actions la question des migrations.

2- Les dates des actions demeurent les mêmes :  du 12 au 17 octobre 2020.

   

• 12 et 13 octobre : projet pilote de l’école féministe en format virtuel organisé à partir d’un processus en association entre la Marche mondiale des femmes, Grassroots Global Justice (GGJ), Grassroots International (GRI) et Indigenous Environmental Network (IEN).

   

• 12 au 16 octobre: diffuser des documents, vidéos et autres actions virtuelles et / ou en présence avec des contributions par région analysant la conjoncture à partir de leur réalité, notamment celle de la pandémie et en proposant des alternatives en construction. Ces réalités seront analysées en intégrant des réflexions sur la question des sociétés transnationales et des migrations.

    Les régions devraient s’organiser pour produire un texte et des vidéos sur la conjoncture et les actions de la MMF. Un groupe de travail a été formé sur la question des migrations dans lequel chaque région (continent) devra indiquer une personne à contacter pour travailler avec Vania (membre du Comité international.

   

• 17 octobre : Faire une action de solidarité féministe de 24 heures, virtuelle et dans les rues (si possible) en mettant l’accent sur notre programme pour la durabilité de la vie basée sur nos analyses d’économie féministe et le dialogue avec d’autres économies contre-hégémonique : paysanne, solidaire, écologique. Il faudra évaluer la possibilité organiser également un grand webinaire.



Clôture de la 5ème Action internationale 2020

DÉCLARATION

de la Marche Mondiale des Femmes

La video : https://marchemondiale.org/index.php/2020/10/17/declaration-pour-la-5eme-action-internationale-2020/?lang=fr

Ce 17 octobre 2020, les féministes de la Marche Mondiale des Femmes, dans plus de 50 pays et territoires, vont clore notre 5ème Action Internationale débutée le 8 mars de cette année. Ainsi, la pandémie n’a pas arrêté notre mouvement, bien au contraire : aujourd’hui plus que jamais, face à l’escalade autoritaire et réactionnaire du capital : nous résistons pour vivre, nous marchons pour transformer !

Notre slogan est devenu plus pertinent : la solidarité féministe, qui a toujours été un de nos principes, est devenue notre pratique centrale afin de garantir la vie communautaire attaquée par une crise pandémique provoquée par le capital : La force des femmes est irrépressible : pour soutenir le monde et le transformer.

Dans nos communautés, nos villes et nos pays, nous vivons grâce à une économie qui ne s’arrête pas, même pendant le COVID-19. C’est l’économie qui soutient la vie : l’économie des soins, des agricultrices, des artisans, et des différents circuits économiques qui ont été activés et qui assurent la production d’aliments sains et de services réellement indispensables.

La pandémie progresse de manière inégale et il est évident que l’orientation politique des gouvernements et le pouvoir des entreprises ont défini l’impact du COVID-19 sur nos peuples. Une politique de mort a été renforcée contre les plus pauvres, les populations noires, marginalisées et autochtones.

Pendant cette période, les femmes en Palestine subissent toujours les crimes les plus graves liés à l’occupation de leur territoire, une même oppression qui s’exprime de plusieurs manières sur les femmes du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, en particulier en Libye, en Syrie, en République du Sahara occidental et au Liban. En outre, des territoires comme Cuba et le Venezuela connaissent une intensification de l’attaque impérialiste contre la souveraineté populaire, avec ses blocus et ses menaces d’interventions militaires.

Dans nos lieux de vie et de luttes, nous dénonçons l’instrumentalisation de la pandémie comme prétexte pour accroître la militarisation des territoires et la criminalisation des mouvements sociaux, pour ouvrir davantage de portes au pouvoir des multinationales et à l’endettement, pour attaquer les démocraties et pour étendre le contrôle des technologies de surveillance sur nos vie, nos territoires et notre travail. C’est un système qui veut nous réduire au silence, nous démobiliser et nous surexploiter. C’est pour cette raison que nous sommes en butte à des attaques lorsque nous nous battons pour nos droits et notre autodétermination.

Alors, nous disons non !

Non à l’appel des élites et des gouvernements de droite à revenir à la normale. Ce qu’ils appellent la normalité, nous l’appelons le capitalisme, raciste, patriarcal et colonialiste, où la vie n’a pas sa place, où quelques uns s’enrichissent avec le travail et la pauvreté de la majorité. Et à cela nous disons assez ! Nous, qui soutenons le monde avec notre énergie, notre travail et nos soins, tant dans le Nord global que dans le Sud global, disons qu’il est temps de construire une autre normalité, une normalité où la vie et sa durabilité sont au centre.

En tant que mouvement de femmes anticapitaliste et antiraciste, nous défendons la vie depuis 20 ans, et c’est pourquoi nous ne cessons d’affronter la violence sexiste, raciste et coloniale et les avancées du conservatisme. Face à cet agenda de la mort, nous mettons en route l’agenda de l’économie féministe, du bien commun​ et du pouvoir populaire. Notre « Nous résistons pour vivre » est inséparable du « Nous marchons pour transformer ».

Pour nous, la durabilité de la vie est l’autodétermination des corps et des territories, la mémoire et les connaissances ancestrales, la souveraineté alimentaire, l’agriculture familiale et paysanne, et l’agroécologie féministe ; le soin, la production, la distribution et la consommation basés sur des principes d’éco-dépendance et d’interdépendance, sur la justice environnementale, sociale et économique ; le droit de vivre dans un environnement sain, sans violence patriarcale et raciste, sans transphobie ni lesbophobie ; la reconnaissance du fait que le travail domestique et le travail de soins sont indispensables à la vie ; le soutien de systèmes judiciaires antiracistes, qui sont au service des personnes, dans un monde sans murs, où les personnes qui migrent sont respectées et non criminalisées.

La durabilité de la vie n’est possible qu’avec des peuples libres et souverains, avec le pouvoir populaire et la démocratie ; avec la décommodification de la vie et le démantèlement du pouvoir des entreprises multinationales ; avec des services publics qui garantissent la reproduction sociale et le droit des femmes à décider de leurs corps, parmi bien d’autres principes et revendications politiques que nous avons élaborées dans notre résistance quotidienne.

Nous portons nos luttes et nos pratiques concrètes qui transforment, nos nouvelles formes d’action politique conçues à partir d’expériences collectives et de la mise en œuvre d’alternatives contre-hégémoniques, de la solidarité et de l’internationalisme populaire. Nous continuerons à lutter jusqu’à ce que nous soyons toutes libres, pour nos vies et pour un avenir d’égalité, de liberté, de solidarité, de justice et de paix dans tous les territoires de cette planète.

Nous résistons pour vivre, nous marchons pour transformer !