Catastrophe du RANA PLAZA au Bengladesh, 3 ANS APRES nous n’oublions pas

 

Le 24 avril 2013, l’effondrement de l’immeuble Rana Plaza, dans les faubourgs de Dacca capitale du Bengladesh, avait provoqué la mort de 1136 ouvrièr-es du textile, parmi lesquels une majorité de femmes, et fait près de 1500 blessé-es. Ce drame fut le pire accident industriel de l’histoire du pays et l’un des plus graves qui se soit produit dans le monde.

Cette tragédie a montré au grand jour les conditions de travail déplorables des 4 millions d’ouvrièr-es du secteur textile alors que le Bengladesh, deuxième plus grand exportateur mondial du secteur, fabrique à tour de bras des vêtements pour les distributeurs occidentaux : Auchan, Carrefour, Benetton, Mango, Primark, HM et Walmark. Ces marques vendent à une clientèle occidentale des vêtements confectionnés dans des conditions de grande insécurité.

Les pressions pour minimiser les coûts de production, pour augmenter les marges bénéficiaires, pour faire baisser les prix, ont un coût la, vie des travailleur-ses pauvres du textile.

41 responsables ont été inculpés, un Fonds d’indemnisation mis en place sous l’égide de l’OIT est estimé à 40 millions de dollars. Des associations – Sherpa, Peuples Solidaires, Collectif Ethique sur Etiquette – se sont portées parties civiles afin de déposer une plainte pour pratiques commerciales trompeuses contre Auchan et ses soit disant engagements éthiques.

Malgré tout cela, la situation ne s’est pas beaucoup améliorée : les salaires excessivement bas – 68 dollars par mois) ont été très insuffisamment augmentés ; les travaux de rénovation tardent a être réalisés ; dans de nombreuses usines les travailleur-ses ne peuvent pas évacuer les lieux en sécurité en cas d’incendie ou d’accident ; les machines sont hautement inflammables. Depuis le drame du Rana Plaza, les incendies et les explosions continuent de dévaster le secteur. Plusieurs témoignages de salarié-es attestent que les machines à coudre sont dangereuses, brûlantes, et prennent feu. D’autres informent que 700 personnes par étage travaillent dans leur usine.

Cette logique des marges bénéficiaires démesurées au détriment de la santé, de la sécurité et de la vie des femmes et des hommes qui travaillent, est mortifère et criminelle.

 Nous exigeons :

  • Que les multinationales de la confection soient responsables des sous-traitants qui leur permettent de faire des bénéfices considérables ;
  • Qu’elles soient responsables du sort des salarié-es qui fabriquent les vêtements de leurs marques, quant aux conditions de travail et de sécurité ;
  • Que des salaires décents leur soient versés ;
  • Que le respect de la vie des femmes et des hommes est et doit être la priorité sur la rentabilité et les bénéfices.

En FRANCE, en EUROPE  ou ailleurs DANS LE MONDE, le souci des conditions de travail, les droits des travailleur-ses, le respect des droits humains, sont au cœur d’un monde qu’il est urgent de construire.

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