Women’s March on Paris le 21 janvier 2017

 14h – de Trocadéro au  mur de la Paix

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Le 21 janvier 2017, au lendemain de la prestation de serment de Donald Trump, les associations féministes et de défense des droits humains organiseront une marche pour les droits des femmes à Washington et partout dans le monde.

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Le 9 janvier – Pour Sakine, Finan et Leyla

7-janv-banderole-feministeMARCHE BLANCHE pour Sakine, Fidane et Leyla – Lundi 9 janvier
11h – Centre culturel Kurde – 16 rue d’Enghein – Paris 10ème  ;
12h – Centre d’Information du Kurdistan – 147 rue La Fayette – Paris 10ème

RÉUNION PUBLIQUE :  » Une journée pour les femmes tuées en luttant pour un monde meilleur »
19h – Centre culturel Kurde – 16 rue d’Enghein – Paris 10ème ; avec des interventions de Mouvement des Femmes Kurdes, Femmes Solidaires, Marche Mondiale des         Femmes…

VÉRITÉ et JUSTICE Pour Sakine Cansiz, Fidan Dogan (Rojbîn) et Leyla Saylemez

Manifestation européenne à Paris

7 janvier – 11h – de Gare du Nord à République

Venez rejoindre le cortège féministe !

Le 9 janvier 2013, entre 14h et 18h, trois militantes kurdes – Sakine Cansiz, Fidan Dogan (Rojbîn) et Leyla Saylemez – ont été froidement assassinées d’une balle dans la tête, dans les locaux du Centre d’Information du Kurdistan à Paris !fidansakine-et-leyla Continuer à lire « VÉRITÉ et JUSTICE Pour Sakine Cansiz, Fidan Dogan (Rojbîn) et Leyla Saylemez »

Le présumé assassin des 3 militantes kurdes – Sakine, Fidane et Leyla, exécutées au cœur de Paris le 9 janvier 2013 – est décédé un mois avant son procès.

  • Le 7 janvier à 10h3 : Manifestation européenne Gare de l’Est. Il y aura un cortège féministe. (Appel suit)
  • Le 9 janvier à 17h : Rassemblement devant l’endroit où ses trois militantes ont été assassinées. (Appel suit)
  • Le 9 janvier à 19h : Réunion publique. (Flyer suit).

Communiqué du Mouvement des Femmes kurdes en Europe

mmf-solidarite-femmes-kurdesLe 9 janvier 2013, Sakine Cansız, Fidan Doğan et Leyla Şaylemez, trois militantes kurdes, étaient exécutées au cœur de Paris. Des documents et des enregistrements audio apparus après les faits montrent clairement que l’exécution des trois militantes a été commanditée par les services secrets turcs. La juge chargée de l’instruction avait clos son enquête en mai 2015 et renvoyé l’affaire devant la Cour d’assises. La justice française l’a cependant laissée traîner jusqu’en 2016 et, suite à l’insistance des familles des victimes, a finalement fixé la date du procès au 5 décembre 2016, avant de le repousser, sans motivation, au 23 janvier 2017.

Bien que l’État français ait été au courant de l’état de santé du suspect, il a empêché la tenue rapide du procès. Ainsi, en faisant traîner l’affaire, on a empêché que la justice soit rendue. Depuis le début de l’affaire, nous étions conscientes qu’il risquait d’y avoir des obstacles à la tenue du procès. En effet, nous craignions que le suspect soit enlevé ou bien qu’il meure avant le procès et nous avions partagé nos craintes avec l’opinion publique.

Nous venons d’apprendre, à un mois de la date du procès, la mort de l’accusé. Son état de santé se serait aggravé, ce qui avait motivé une demande de mise en liberté introduite par son conseil, demande qui devait être examinée le 19 décembre.

Ces rebondissements montrent clairement que, pour protéger ses intérêts politiques et économiques, l’État français a fait tout son possible afin d’empêcher que la vérité soit faite dans cette affaire, en repoussant dans le temps la date de la tenue du procès. Il s’est rendu coupable de complicité avec l’État turc, en collaborant étroitement avec le pouvoir fasciste d’Erdogan. Pour empêcher qu’on demande des comptes à l’État turc, toutes sortes de marchandages et de ruses ont été employées entre ces deux pays.

Jusqu’à présent, 25 personnes qui défendaient la paix et la liberté ont été assassinées en France du fait de leurs idées et de leurs activités politiques. La plupart de ces assassinats ont été commandités par des États. Le but de ces crimes était toujours le même : anéantir les chances de paix, écraser les soulèvements populaires contre les mesures anti-démocratiques et belliqueuses, mettre fin aux espoirs de démocratie et de paix. Jusqu’à présent, aucun de ces assassinats politiques n’a été élucidé par les tribunaux bien qu’on connaisse les assassins. L’arrestation de l’assassin des trois militantes kurdes allait permettre, pour la première fois, qu’il y ait un procès afin d’élucider ces crimes politiques d’État. Les forces obscures qui étaient menacées par ce procès ont tout fait pour retarder la tenue du procès en usant de toutes sortes de ruses.

Nous, les femmes kurdes, nous savons très bien que cette affaire est politique, que son élucidation éclairera la question kurde. Ceux qui ne veulent pas que la question kurde soit résolue, qui provoquent des guerres et des conflits inter-ethniques et/ou confessionnels ont empêché que cet assassinat politique soit élucidé.

Le mouvement des femmes kurdes ne laissera jamais cette affaire qui a meurtri tout un peuple. Nous allons montrer le visage fasciste et génocidaire de l’état turc soutenu par le gouvernement français, en nous unissant sur la scène internationale avec toutes celles et ceux qui sont épris-es de vérité et de justice.

Nous appelons toutes les femmes kurdes, leurs amies, ainsi que tous qui se disent humains à protester en masse devant les consulats français dans le monde entier, le mercredi 21 décembre, pour demander des comptes à l’Etat français qui garde le silence dans cette affaire depuis près de 4 ans.

Par ailleurs, nous appelons à un grand rassemblement à Paris, le 7 janvier 2017, pour crier par milliers ‘Nous sommes Sakine, Fidan et Leyla”, pour que nos voix soient une gifle pour les assassins et les forces qui collaborent avec Erdogan et le gouvernement de l’AKP. La force de la vérité écrasera le règne de tous les dictateurs, pourvu qu’il y ait des gens courageux prêts à la défendre.

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JACQUELINE SAUVAGE – LA DÉCISION SCANDALEUSE !

Aujourd’hui et de nouveau, la demande de libération de Jacqueline Sauvage a été refusée. Une femme qui a été battue pendant 47 ans et dont les filles accusent leur père de les avoir violées ! Quelle est cette justice inhumaine ! Pourquoi cet acharnement contre elle ! N’a-t-elle pas assez souffert ! Et tout ça la veille du 25 novembre, journée internationale contre les violences faites aux Femmes !

Retrouvons-nous nombreuses et nombreux dans les manifestations du 25 novembre pour lui dire notre soutien et notre colère, et rendre hommage aux 100 femmes tuées par leurs compagnons ou ex-compagnons depuis le 1er janvier. Exigeons de François Hollande qu’il grâcie définitivement Jacqueline Sauvage ! Exigeons une politique et des lois efficaces contre les violences faites aux femmes !

MANIFESTATION

De Bastille à République

vendredi 25 novembre – 19h

DEBOUT #contrelesviolencesfaitesauxfemmes MANIFESTATION le 25 novembre à Paris

                                                      18h30 – de Bastille à République

Et on reste sur place !
Code couleur « haut blanc »

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Nous vivons dans un pays où il y a 86 000 viols par an dont seulement 1,5% sont condamnés. 216 000 femmes sont victimes de violences conjugales, 122 sont mortes en 2015. Stop aux violences faites aux femmes !

Nous vivons dans un pays où on enferme une femme, Jacqueline Sauvage, qui a enduré, ainsi que ses enfants, 47 ans de coups, sévices et viols de la part de son mari et a fini par le tuer. Liberté pour Jacqueline Sauvage !

Nous vivons dans un pays où, par manque de volonté politique, les lois et leur application ne sont pas à la hauteur de l’enjeu que représentent ces violences. Pour une loi cadre contre les violences faites aux femmes !

Nous vivons dans un pays qui a signé et ratifié en 2014 la « Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique » dite Convention d’Istanbul . Cette Convention, que les États doivent obligatoirement transposer dans le droit national, contient des dispositions plus favorables que le droit français. Transposition immédiate dans le droit français de la Convention d’Istanbul !

Nous vivons dans un pays qui a adopté une loi courageuse de lutte contre le système prostitutionnel et pour l’accompagnement des personnes prostituées. Application complète de cette loi, avec des budgets suffisants, notamment pour financer les parcours de sortie du système prostitutionnel !

Nous vivons dans un pays où le gouvernement, pliant devant des intégristes religieux, a supprimé les ABCD de l’égalité qui visaient à lutter contre les stéréotypes de sexe à l’école. Pour une réelle éducation à l’égalité, qui ait les moyens concrets d’être effective et de qualité, obligatoire à chaque niveau du système éducatif !

Nous vivons dans un pays où chaque jour 10 viols ou tentatives de viols sont commis sur le lieu de travail, sans parler du harcèlement sexuel, des blagues graveleuses, des remarques sur le physique…. avec en plus le risque pour la victime de perdre son emploi. Adoption d’une norme internationale de l’OIT contre les violences
sexistes et sexuelles !

Nous vivons dans un pays où être lesbienne expose encore à des violences physiques et verbales dans tous les milieux : public, professionnel, familial, amical. Sensibilisation à la lesbophobie dans toutes les actions et campagnes contre les violences faites aux femmes.

Nous vivons dans un pays où 4 femmes handicapées sur 5 vivent des violences physiques, psychologiques, institutionnelles, sexuelles, de discrimination professionnelle etc. et où le manque d’accessibilité des établissements de santé, des tribunaux, des lieux de formation ou de loisirs perdure. Accessibilité, formation des professionnel-les (santé, police, justice) et quota obligatoire d’emploi de 6%, dont 3% pour les femmes !

Nous vivons dans un pays où l’État consacre 0,05 % de son budget (soit 221,2 millions d’euros) à l’égalité femmes-hommes. Quant à elles , les violences conjugales reviennent à 2,5 milliards d’euros par an ( frais médicaux, de thérapie de justice, police, perte d’emploi, déménagements, etc). Les subventions accordées aux associations qui hébergent et accompagnent les femmes victimes de violences sont rognées constamment. Augmentation du budget du Ministère et des subventions pour que les associations qui remplissent des missions de service public puissent fonctionner !

Nous vivons dans un pays où les discours populistes et réactionnaires augmentent et veulent faire croire que fermer les frontières suffirait à arrêter les violences faites aux femmes ; dans un pays dont le gouvernement a déclaré ne vouloir recevoir en 2 ans que 30 000 exilé-e-s qui fuient la guerre, les persécutions et la terreur, notamment de Daesh en Syrie. Halte aux mensonges, aux amalgames et à la stigmatisation ! Bienvenue aux exilé-e-s !

Nous vivons dans un pays qui participe à des conflits armés engendrant tueries, violences sexuelles, viol utilisé comme arme de guerre, enlèvements, trafic sexuel, déplacements massifs et forcés, accroissement de la pauvreté, etc.
Nous vivons dans un pays où, malgré les grands principes d’égalité femmes/hommes inscrits dans tous les textes fondamentaux , dont tout le monde se félicite, sévissent toujours domination patriarcale, inégalités et violences.

Au pays des « droits de l’homme » et de l’égalité, on frappe, on viole, on tue tous les jours.
Pour que le pays des droits de l’Homme devienne enfin, aussi, le pays des droits des femmes !

Premiers signataires : Collectif National pour les Droits des Femmes, Actit, Agir Ensemble contre le Chômage, Association de Solidarité avec les Femmes Algériennes démocrates, Association nationale des études féministes, Attac France, Chiennes de garde, Collectif 20è Tenon/ivg, Collectif féministe contre le Viol, Coordination des Associations pour le Droit à l’Avortement et la Contraception, Coordination lesbienne en France, Culture égalité, association féministe de Martinique, les effronté-e-s, Ensemble, Femmes égalité, Femmes libres – Radio libertaire, FSU, Gender Company, Ligue des femmes iraniennes pour la Démocratie, Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, Mémoire traumatique et victimologie, Maison des Femmes Thérèse Clerc Montreuil, Marche Mondiale des Femmes, Osez le féminisme, PCF, Réseau Féministe « Ruptures », SKB, SNPES-PJJ-FSU, SOS Femmes Alternative-Centre Flora Tristan, Union Syndicale Solidaires.

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