25 novembre 2018 Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes

Rendons effective la fin des violences 

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En France, malgré l’action des associations, les mobilisations populaires et la parole enfin audible des femmes, la tolérance de notre société face à ces violences reste trés forte et l’impunité des agresseurs reste la règle. Ainsi, seuls 1% des violeurs sont condamnés alors que 100% des victimes portent les stigmates de ces violences. Malgré les annonces gouvernementales, le nombre des victimes ne régresse pas.

Les violences envers les femmes peuvent prendre des formes diverses, elles sont liées à la société capitaliste, coloniale et patriarcale, notamment à travers la marchandisation des corps : la pornographie, le système prostitutionnel ou encore la GPA. D’autres types de violences sont fréquents et banalisées : insultes, harcèlement, agressions sexuelles (sur internet, dans la rue, au travail), chantages administratifs et pressions économiques.

Toutes les femmes subissent des oppressions, pour certaines ces oppressions s’additionnent : femmes sans domicile fixe, pauvres, handicapées, migrantes, victimes de racismes et/ou de lesbophobie, femmes rurales, en situation monoparentales, etc.

Nommer les féminicides est fondamental car cela révèle qu’il s’agit d’assassinats et non de crimes passionnels ou de faits divers. La réalité est accablante : en 2017, en France, au moins, 130 femmes ont été tuées par leur conjoint ou leur ex. Dans le monde, cette année encore, des féministes, journalistes ou syndicalistes, défenseuses des droits des peuples autochtones ont été assassinées.

Les violences des multinationales, les dégradations environnementales et climatiques, l’accaparement des terres, la pollution et la raréfaction de l’eau ont un impact plus fort sur les femmes en augmentant leur charge de travail, en dégradant leur qualité de vie.

Nous réclamons une éducation non-sexiste dés la petite enfance qui enseigne le respect de l’autre en dehors des images dégradantes de la pornographie et du rapport marchand de la prostitution.

Pour que les femmes ne soient pas doublement pénalisées, nous voulons le maintien des services publics sur tout le territoire, l’accès réel aux services de santé, un développement de l’état social, des instances juridiques capables d’entendre la parole des femmes et des enfants, d’agir et légiférer en conséquence.

Nous exigeons des moyens réels financiers pour être efficaces dans la lutte contre toutes les violences envers les femmes

« on résiste pour vivre, on marche pour transformer »

MMF–Midi-Pyrénées

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